mardi 19 juin 2012

Karaté à Bali


Karaté à Bali - 1972

Titre Original : Lem mien kuel

Autre Titre : The Ghostly Face

Un film de Sai King Yang

Hong-Kong / Indonésie

Genre : Kung-Fu / Action

Avec Lang-Fung Chang, Lenin Marlina, Deteso Tomo, Ling Feng Shang Guan...


Une combattante et épéiste hors pair est à la recherche de l'assassin de son père, un étrange personnage dont le masque mortuaire sème la terreur dans la région. Au cours de sa vendetta, elle s'alliera à une autre jeune femme, elle aussi désireuse de mettre la main sur ce sinistre personnage...

Tourné en location à Bali mais servi par une équipe à 95 % chinoise, "Karaté à Bali" préfigure néanmoins les futurs délires indonésiens (ici simplement co-producteurs) mettant notamment en scène Barry Prima et Eva Arnaz. Sa violence, son aspect coloré, ses chorégraphies de combat fantaisistes, sa réalisation parfois inspirée : il émane ici un véritable parfum de comic-book et cela se sent dès la première scène. Un être dissimulé sous un masque zombifié descend de son cheval aux portes d'un magnifique temple puis y pénètre pour dérober une épée sacrée. Surgissent deux gardes très vite terrassés par la créature, l'un embroché, l'autre la gorge déchiquetée par un trident.

Généreux en combat, le film l'est assurément. On dénote une séquence d'action approximativement toutes les cinq minutes, autant dire que le rythme est soutenu et le sentiment d'ennui totalement absent. Des affrontements dans des lieux variés (jungle, bâteau de pêche, village, temple, etc.) et, il est bon de le répéter, totalement délirants. Les méchants sont propulsés à coups de genou dans des arbres, les salto-arrières de deux mètres du sol se terminent sur des lames de sabre, de simples doigts sont ici des armes mortelles qui percent et crèvent les chairs, etc.

Là où cette bande furieusement dynamique tire son épingle du jeu, c'est aussi au niveau du cadre, exotique en diable, injectant toujours plus de vie et de fraicheur dans un genre hélas vite rébarbatif. Avec Bali, ses décors majestueux, ses palais et ses jungles comme toile de fond, difficile de perdre.

Quant au spectateur le plus blasé devant ce genre de spectacle, celui-ci pourra s'amuser à reconnaitre en cours de film les différents emprunts à des bandes-originales fort célèbres, notamment celle de "Il était une fois dans l'Ouest" de Serge Léon.
















Film proposé dans sa version française.


https://rapidshare.com/files/423592241/Karaté_à_Bali.avi

vendredi 15 juin 2012

Spider Labyrinth




Spider Labyrinth - 1988

Titre Original : Il nido del ragno

Un film de Gianfranco Giagni

Italie

Genre : Horreur / Giallo

Avec Roland Wybenga, Paola Rinaldi, Stéphane Audran, William Berger, Claudia Muzi, Valeriano Santinelli...


Le Professeur Alan Whitmore (Roland Wybenga) est dépêché à Budapest par ses supérieurs pour rétablir le contact avec le Professeur Roth. Ce dernier se trouvait sur place afin d'étudier des reliques millénaires mentionnant l'existence de divinités maléfiques arachnoïdales et de leurs disciples : les "tisseurs"...
Peu de temps après son arrivée dans la ville, le destin de Whitmore basculera dans l'horreur la plus totale. Les morts se multiplieront autour de lui  et il s'apercevra que sa vie ne tient plus qu'à... un fil !

"Giallo Lovecraftien". C'est le terme catégorisant le mieux ce "Spider Labyrinth", dernier baroud d'honneur du cinéma fantastique italien (exception faite des films de Soavi) et accessoirement, l'un de ses meilleurs ambassadeurs.
Faut dire que le cocon tissé par l'inconnu Gianfranco Giagni a quasiment tout pour lui. Pensez-vous : des meurtres à l'arme blanche et aux 3 S de prestige (pour Sanglant, Stylisé et Sadique) ; des pépées peu farouches (bon en fait juste une seule, Paola Rinaldi, mais quel beau petit bout de bonne femme) ; une ambiance du tonnerre noyée sous deux procédés vus et approuvés, "L'Argentovision" et le "BavaColor" ; une bande sonore de tout premier choix signée Franco Piersanti : beaucoup, beaucoup de frissons à revendre ; et puis donc cette rencontre improbable mais hautement désirable entre le thriller à l'italienne et l'horreur puisant sa source à Providence, chez l'Oncle Howard Phillips puisqu'il est question de cultes ancestraux, de dieux innommables et d'autres choses plus... rampantes. 

Rampante, à l'image de l'angoisse chatouillant et le malheureux Alan, et le spectateur. Et, bien entendu, comme dans tous les meilleurs films du genre, cette terreur insidieuse atteindra son paroxysme dans les dernières minutes. Pour celles et ceux n'ayant pas encore vu le métrage, une chose est certaine : vous n'êtes pas prêt de chasser de sitôt de votre mémoire le CAUCHEMAR tapi en bout de bande. 
C'est d'ailleurs un crève-coeur de ne pas dévoiler via les captures d'écran un échantillon de ce qui vous y attend exactement. Disons simplement que le prodige Sergio Stivaletti s'y surpasse et accouche de ses plus belles créations. 
Et puis à l'heure où la moindre information est "spoilée", la moindre image de "preview" décortiquée, c'est un choix personnel que de laisser planer une part de mystère.

A l'instar d'autres oeuvres victimes du même sort, "Spider Labyrinth" appartient à la longue liste des "Perla Abandorum" : des films d'excellente teneur mais délaissés, anonymes et surtout inédits sur tout support moderne. Alors pour les empêcher de sombrer davantage, il faut parfois jouer des pieds et des mains et même investir un peu d'énergie et de boulot. Pourquoi pas en le sous-titrant par exemple, ce métrage n'ayant jamais franchi nos frontières gauloises ?
C'est le défi que je me suis fixé il y a un mois de cela et passées quatre semaines à suer dessus en parallèle à mon job professionnel, je l'aurais finalement pondu cet oeuf. Mais un mois, finalement ce n'est pas grand chose comparé au travail maousse que nous livrent les Repackeurs et sous-titreurs parmi les plus acharnés.

Aussi, s'agissant là de mon premier effort dans le domaine, je vous fais confiance pour user de tolérance. Tout n'est pas parfait, notamment au niveau des caractères. Parfois, les retours à la ligne n'en ont fait qu'à leur tête vous le constaterez rapidement. Cela étant, la gène occasionnée est vraiment minime.

Enfin, un mot de remerciement à l'internaute thesmileysmiler pour sa copie certes pas extraordinaire mais précieuse et surtout l'une des plus complètes disponibles actuellement.
















Film disponible en VOSTFr.

https://rapidshare.com/files/1495855869/Spider_Labyrinth.rar

samedi 9 juin 2012

La Dernière Grenade by Vir Daucalis



La Dernière Grenade - 1970

Titre Original : The Last Grenade !

Un film de Gordon Flemyng

Angleterre

Genre : Guerre / Action

Avec Stanley Baker, Alex Cord, Honor Blackman, Richard Attenborough, Andrew Keir, Rafer Johnson...


Le Major Harry Grigsby (Stanley Baker) se voit confier une nouvelle mission par son supérieur, le Général Whiteley (Richard Attenborough) : traquer puis désarmer le traitre de sa Majesté, Kip Thompson (Alex Cord), réfugié à Hong-Kong où il sème le désordre et la mort.
Grigsby en fait une affaire personnelle, lui qui voue une haine tenace à son vieil ennemi, surtout depuis que ce dernier a dessoudé de l'intérieur la majorité de ses hommes lors d'une précédente mission.

Provenant du même arsenal que "Le dernier train du Katanga" ou "Le putsch des mercenaires" avec un Richard Harris en petite forme, "La dernière grenade" est un film de mercenaires se situant à l'autre bout du globe. C'est un peu le principe me direz-vous et vous n'aurez pas foncièrement tort.

Ce modeste mais délectable représentant du genre bénéficie d'un début en fanfare qui enthousiasme immédiatement l'amateur d'action, surtout celui sensible aux gros BOUM !
En un peu plus de cinq minutes, le traitre Alex Cord pulvérise à la mitrailleuse du haut de son hélicoptère un campement allié. Les cadavres s'amoncellent dans les fleuves boueux, les réservoirs éclatent, les camions explosent.

Et hélas, la théorie démontrant qu'un film démarrant sur les chapeaux de roue souffre immanquablement d'un essoufflement dans la suite de son récit s'applique ici aussi. Entre l'intrigue amoureuse et triangulaire impliquant le Major, le Général  Whiteley et son épouse (Honor Blackman) et le ralentissement sévère de l'action, l'ennui s'instaurerait presque si il n'y avait en arrière-plan ces magnifiques décors, naturels comme de plateau, ces comédiens impeccables (l'inflexible Baker, le retors Cord, la raffinée Blackman, le dépassé Attenborough et le vaillant Keir) et l'ombre sans cesse planante de la rivalité entre Thompson et Grigsby qui aboutira on s'en doute à une confrontation attendue au tournant.

En bout de bande, il faut se rendre à l'évidence : la balance penche plutôt positivement et la sympathie triomphe sur la sévérité.  Loin d'être parfait mais truffé de bonnes petites choses, le film de Gordon Flemyng (les "Daleks" et toute une platrée d'épisodes de séries TV diverses)  ne mérite en aucun cas le mépris affiché par bon nombre de critiques pisse-froids le jugeant à l'emporte-pièces comme un ratage ridicule, à commencer par les utilisateurs d'Imdb qui n'en finissent pas de tartiner cette malheureuse pellicule de commentaires désobligeants.

Il est temps de réhabiliter cette "dernière grenade" dégoupillée pour l'occasion par le camarade Vir Daucalis qui laisse exprimer doublement sa générosité en nous offrant carrément deux versions. Version française ou sous-titrée français au choix. Dans les deux cas dans une très belle copie.
J'en profite pour le remercier publiquement de cette bonne surprise. Ayant mis la main sur la vhs du film il y a de cela une bonne dizaine d'années, je pense que je ne lui aurais jamais donné sa chance avant sa précieuse contribution.















Film proposé en Version Française OU en VOSTFR.



MOT DE PASSE : VPM

dimanche 3 juin 2012

Territoire Ennemi
























Territoire Ennemi - 1987

Titre Original : Enemy Territory

Un film de Peter Manoogian

USA

Genre : Action / Thriller

Avec Gary Frank, Ray Parker Jr., Tony Todd, Jan-Michael Vincent, Stacey Dash, Frances Foster, Deon Richmond...


L'employé d'une compagnie d'assurance (Gary Frank) se rend à la fin d'une journée bien chargée dans l'immeuble d'un quartier chaud pour régler un litige avec une cliente. Sur place, il sera traqué implacablement par un gang assoiffé de sang et ne sortant qu'à la nuit tombée : les vampires !

Une précision à apporter en préambule et qui risque de décevoir les fantasticophiles : les vampires de cette production Charles Band, si ils empruntent quelques us et coutumes aux créatures légendaires présidées par Draculito (ou Dracula, je ne sais plus), comme de ne s'éveiller qu'au crépuscule par exemple, sont aussi humains que vous et moi. Enfin, c'est sans compter sur leurs agissements criminels de la pire nature.
Toutefois, vous vous en apercevrez en cours de séance, certains de leurs membres paraissent increvables, voire zombifiés, faisant évoluer parfois le film en territoire fantastique... et ennemi, il va sans dire !

Précurseur du plaisant "Judgement Night" de 1993 signé Stephen Hopkins qui voyait Emilio Estevez et ses potes poursuivis sans relâche dans une chaîne d'HLM par des tueurs redoutables, la pelloche de Peter Manoogian prend la forme d'une chasse à l'homme sans pitié où les traqueurs ne lâcheront jamais le morceau. Notre pauvre fonctionnaire de proie va se mettre à dos tout ce beau monde pour un motif pourtant totalement dérisoire : parce qu'il a eu le malheur de toucher l'épaule de l'une de leurs plus jeunes recrues, la meute veut le voir six pieds sous le bitume. 

Une raison tout à fait insignifiante mais hélas terriblement d'actualité, un simple échange de regard ou de geste suffisant aujourd'hui à déclencher le plus abject des passages à tabac, que ce soit dans notre beau pays ou (presque) partout ailleurs sur le globe.

Qui dit généralement chasse à l'homme sous-entend action, action... et action ! Ici, à l'image de notre "héros", rejoint plus tard dans sa fuite par d'autres pourchassés, notamment Will (Ray Parker Jr.), un courageux employé des Télécom, point le temps de reprendre son souffle en cours de route. Manoogian ne fait jamais chuter la tension et enchaine les échanges de coups de feu et de tatanes pour notre plus grand plaisir.

A relever la courte mais intense participation de Jan-Michael Vincent dans le rôle d'un vétéran du Viet-Nam qui s'y croit encore. Retranché dans le bunker qui lui sert d'appartement, l'homme, paraplégique, est entouré d'un véritable arsenal de guerre et évolue dans une chaise roulante suffisamment trafiquée pour expulser des pieux !

Le leader des vampires, sobrement baptisé "Le Comte" est quant à lui incarné par un Tony Todd alors débutant dans le métier d'acteur mais excellant déjà dans le registre de la malfaisance. Le futur "Candyman" impressionne par sa stature et son étrange physique. La gueule de l'emploi on appelle ça.





 








La Bande-Annonce :


Film disponible en version française.

https://rapidshare.com/files/2396679232/Ennemy_territory.avi 

mercredi 30 mai 2012

La Porte aux 7 Serrures REPACK



























La Porte aux 7 Serrures - 1962

Titre Original : Die Tür mit den 7 Schlössern

Un film de Alfred Vohrer

Allemagne 

Genre : Krimi

Avec Heinz Drache, Sabine Sesselmann , Eddi Arent, Pinkas Braun, Werner Peters, Gisela Uhlen, Klaus Kinski...


Scotland Yard est une fois encore aux abois. Deux hommes ont en effet été tués en l'espace de 48 heures, à Londres. Le premier a été repêché dans la Tamise ; le second, un prêtre, a été assassiné à la gare de Waterloo. Point commun entre les deux victimes : elles portaient une clé en or rattachée à une chaîne. L'homme d'église, qui venait d'Ecosse, avait aussi dans une poche une lettre où il est écrit qu'il devait rencontrer un certain Haveloc.
L'enquête est confiée à l'inspecteur Richard Martin (Heinz Drache) et son adjoint Holms (Eddi Arent). Martin reçoit la visite d'un cambrioleur notoire, Pheeny (Klaus Kinski). Celui-ci paraît très nerveux. Il raconte au policier qu'il a été engagé pour ouvrir une porte protégée par sept serrures différentes, en échange d'une forte somme d'argent. Il a été conduit sur place les yeux bandés. Tout ce dont il se souvient c'est un blason, et le fait que ses commanditaires ne possédaient qu'une seule clé. N'ayant pu réussir à ouvrir la porte, Pheeny pense que sa vie est menacée.
Martin part ensuite à la recherche du dénommé Haveloc. L'homme était en fait l'exécuteur testamentaire d'Angus Selford, un riche Lord décédé voici quelques années, et qui lui avait confié la gestion de sa fortune à son héritier. Celui-ci, Percy, aura bientôt 21 ans, date butoir à laquelle la fortune de son père lui reviendra totalement. En attendant, le jeune homme parcourt le monde et demeure inaccessible. Le policier apprend aussi que le prêtre assassiné avait entendu en confession l'un de ses fidèles, qui connaissait Lord Angus. Ce dernier, avant de mourir, avait réuni sept de ses proches les plus sûrs, et leur avait remis une clé à chacun... Une clé identique à celles retrouvées sur les cadavres. (Source Psychovision.net).

Amateurs de krimi et les autres, visez un peu le beau cadeau que vous fait Quest Orlanty.
Un magnifique REPACK de l'un des trop rares thrillers allemands édité (ou diffusé sur le câble dans le cas présent) en version française.
Et ce représentant du genre est loin d'être le pire. Si votre krimi vous l'appréciez délirant et baignant dans un climat fantastique, vous allez être aux anges : des savants fous, des laboratoires souterrains avec tout plein de fioles verdâtres qui font pouic-pouic et plic-ploc, des hommes-singes agitant les bras derrière des cages, des tueurs sanguinaires et défigurés ressemblant à s'y méprendre à Tor Johnson. Et puis... Klaus Kinski au milieu de tout ce foutoir chimico-psychotronique.

En plus de l'offrande de Quest Orlanty, on n'oubliera pas de relever l'aide d'IndianaGilles pour s'être occupé de quelques scènes de dialogue supplémentaires traduits et sous-titrés par ses soins.
Grand Merci à nos 2 bienfaiteurs donc.








Film proposé en Version Française avec quelques passages en VOST.