samedi 2 mai 2015

Blood Rage by Petertaste


BLOOD RAGE - 1983

Autre Titre : Nightmare at Shadow Woods (montage cut)

USA

Genre : Slasher / Gore

Un film de John Grissmer

Avec Louise Lasser, Mark Soper, Marianne Kanter, Julie Gordon, Ed French, Ted Raimi...

Today, un magnifique cadeau provenant du généreux Petertaste, épaulé par Sylrud.
Et inédit pour ne rien gâcher, "Blood Rage" ayant été boudé par nos regrettés éditeurs VHS.
Merci à eux 2.

L'avis de Tonton Peter :  Blood Rage est un slasher totalement inédit chez nous et très recherché par les amateurs du genre. On est dans le schéma typiques de ce qui se faisait dans les années 80, avec son lot de gore, de nudité sans oublier le twist final convenu. Blood rage se révèle donc une série B du haut du panier qui n'a pas grand chose à envier à d'autres films qui ont mieux fonctionné.
Je tiens une fois de plus à remercier mon ami SYLRUD de lateam@tamère  qui s'est encore une fois chargé des corrections, de l'encode et de l'upload.

Bon film à tous.




Un soir, dans un drive-in, Terry tue sans raison un jeune homme puis accuse son frangin, lequel, en état de choc, est incarcéré dans un hôpital psychiatrique. Dix ans s’écoulent et Terry vit heureux avec sa mère, préparant les festivités de Thanksgiving. Lorsqu’il apprend l’évasion de Todd, Terry décide d’exploiter la situation à son avantage : il commet alors de nouveaux meurtres dont il accuse son frère…

Mon Papier pour Psychovision :

Tout comme "There was a Little Girl" d'Ovidio Assonitis, "Blood Rage" (rien à voir avec le "Blood Rage" de Joseph Zito, alias "Le tueur de Manhattan") est un slasher évoquant la gémellité meurtrière. Un thème plutôt original permettant de mener plus facilement en bateau le spectateur puisque dans le film de John Grissmer, le tueur de service a un jumeau inoffensif. L'un est bon et l'autre pas donc mais, copie conforme oblige, le doute plane parfois quant à savoir qui est qui à certains moments du métrage.

Terry, depuis son plus jeune âge, est donc rongé par une insatiable envie de commettre des crimes. Des pulsions que ne partage pas du tout son jumeau Todd, autrement moins turbulent et même trop bonne poire. Tellement même que lorsque Terry, âgé seulement de huit ans, commet son premier meurtre sur la personne d'un queutard surpris en plein acte dans sa bagnole garée au drive-in du coin, il fait porter le chapeau à son frère, témoin du massacre. Il lui confie l'arme du crime (une hachette), l'enduit du sang de la victime et le tour est joué. Le bon est interné en clinique psychiatrique tandis que le mauvais lui, reste en liberté.
Dix années passent. Terry (Mark Soper, aperçu dans "Hooker" et d'autres séries de l'époque) a bien grandi et partage avec sa mère (Louise Lasser) une modeste maison dans un mini-lotissement résidentiel baptisé "Shadow woods". Et c'est précisément le soir de Thanksgiving que Todd (Mark Soper aussi, bah voui) choisit pour s'évader de sa maison de tarés jugeant sans doute que, dix ans ça suffit comme ça ou bien, l'appel de la dinde qui se manifeste, on n'en sait trop rien. Terry, lui, informé de la terrible nouvelle, prend plutôt ça comme une aubaine. Une décennie complète à se retenir, sans occire son prochain, c'est pas bon. Et puis, ça tombe bien, son futur beau-père lui tape sur le système depuis trop longtemps. Il est temps de lui montrer qui est le véritable chef de table. C'est ainsi que, profitant de l'escapade de son double accusé à tort et jugé fou dangereux, Terry se lance dans une quête rédemptrice ne se limitant pas seulement au fiancé de sa môman mais aussi à une dizaine d'autres malchanceux.

 Un scénario délicieusement pervers comme on peut le constater, et ce d'autant plus que l'assassin ne possède pas ici une apparence repoussante ou bien déguisée. Au contraire c'est un visage familier à priori sans histoire pour les gens du coin, le camarade exemplaire pour ses amis de lycée, le voisin idéal pour les résidents de Shadow Woods, le beau-fils parfait pour beau-papa. Le temps que ses victimes réalisent que derrière cette façade ordinaire se cache un monstre, il est déjà trop tard pour elles.
Le pauvre Todd, au même moment, fuyant comme un pestiféré, tente de retrouver la trace de son frère et de sa mère, dans le but de laisser éclater la vérité, enfin. Entre, de l'équarrissage en règle, couleur rouge sang (l'équarrissage, pas les règles hein, faut suivre un peu...) : Main tranchée à la machette et crâne fendu façon pastèque pour Beau-Papa (une image qui a fait les beaux jours du Mad Movies ancienne génération, Numéro 30, 33 par là, ressortez les archives du placard, messieurs-dames), corps découpé en deux et ventre perforé pour le voisinage et fourchette dans la gorge pour les potos. Bref, les fanas de gore en ont pour leur fric. Quant au tout premier meurtre d'un Terry juvénile, où sa hachette s'écrase avec insistance sur le faciès du niqueur du dimanche, il renvoie directement au final apocalyptique de "Cauchemars à Daytona Beach" de Romano Scavolini.

Habile transition : dans les deux cas, c'est le talentueux maquilleur Ed French qui s'y colle en matière de trucages sanguinolents et qui par ailleurs, a un petit rôle dans Blood Rage, celui de l'amant d'une baby-sitter, qui terminera sa carrière décapité. Au rayon anecdotique, relevons aussi la très courte présence à l'écran de Ted Raimi (cinq secondes à peine pendant le générique de début, dans la peau d'un dealer de crack qui opère son petit commerce dans les chiottes d'un cinéma).
D'abord baptisé "Slasher", puis "Stabbed", John Grissmer opte finalement pour le titre de "Blood Rage". C'est sous ce titre que le film est exploité dans les salles américaines puis édité l'année suivante, soit 1984, en vidéo. Une seconde édition (accompagnée d'une ressortie sur grand écran) parait pourtant trois ans plus tard, sous le titre cette fois-ci de "Nightmare at Shadow Woods" et délestée connement de la majorité de ses débordements gores. En France, c'est encore pire, le film demeure totalement inédit, sacrifié par les aléas de la distribution, à une époque pourtant où le slasher trônait fièrement dans les étagères de nos regrettés vidéo-clubs, avec un certain succès.

Nul doute qu'une boite vidéo se serait bougée le cul alors, "Blood rage" aurait été autant prisé que les cassettes de "Carnage", "Pyromaniac" et autres "Sleepaway Camp" Dommage pour notre gueule. Toujours plus profond dans la connerie, la galette Z1, récemment distribuée sous l'égide des crétins de Legacy Entertainment dvd recèle le montage cut du film, soit Nightmare at Shadow Woods. Reste plus qu'à s'armer de patience et espérer prochainement une version complète cette fois de cette chouette réussite du genre.









Le lien : http://www.multiup.org/fr/download/35eb4e6ba19853d5b32d3dca2cb23429/Blood.Rage.1987.FANSUB.VOSTFR.UNCUT.VHSRIp.XVID.LTTM.avi











vendredi 13 mars 2015

Histoires de fou(s)


DOUBLE-PROGRAMME "PSYCHO-KILLER"

UN TUEUR SOUS INFLUENCE / CRAZED








A une lettre près, les deux films présentés ici se partageaient le même titre original. L'un comme l'autre centrent en tout cas leur scénario autour d'un individu pas seul dans sa tête.
A la gauche du ring, Neal Mottram, antiquaire et adorateur de Chuku, une idole africaine à laquelle il dédie ses crimes. A ma droite, Grahame, jeune homme en apparence paisible, pourtant voyeuriste, assassin occasionnel et nécrophile. Ainsi, il conserve la dépouille de sa voisine dont il est (était) secrètement amoureux. Que le meilleur taré gagne !


Si il est loin de se hisser en tant que meilleure oeuvre de son auteur, le "Craze" du grand Freddie Francis, parfois renommé "Un tueur sous influence" ou "Mystic Killer", ne mérite pour autant la mauvaise considération qu'on lui prête.
Exact que l'approche du criminel s'avère moins subtile que dans les autres psycho-killers du metteur en scène.
Mais l'intérêt réside autre part.
D'abord, de par sa poignée de meurtres parfois gores ou ses instants hallucinogènes où Neal cause à Chuku au fond de sa cave tandis que la caméra butine fièvreusement autour de l'idole, l'ennui n'a guère le temps d'instaurer son règne.
Et puis, si la prestation de Jack Palance ne déçoit pas, visez-moi un peu ce casting d'enfer le détourant : Diana Dors, Hugh Griffith, Trevor Howard, Martin Potter, David Warbeck et les sirènes Julie Ege & Suzy Kendall. La fine fleur du cinéma de genre british s'est donnée le mot.
Même si la participation de certains de ces comédiens s'avère très brève (Warbeck apparait en tout et pour tout deux petites minutes et Ege et Kendall ne restent pas longtemps en vie face au maniaque). D'autres tels que Diana Dors ou Trevor Howard monopolisent un temps de présence plus important à l'écran. L'une en amante sexy (dans son genre) de Palance, l'autre en commissaire de police implacable.
Ne serait-ce que pour ces motifs et pour d'autres atouts dissimulés dans sa manche (dont un "jumpscare" mémorable) "Un tueur sous influence" doit être réhabilité. Pour un Freddie Francis irrécupérable, les masochistes s'orienteront plutôt vers son atroce "Dark Tower".


Si l'opus de Francis ne totalisait qu'un seul aliéné, "Crazed" de Richard Cassidy les multiplie. En fait, presque tous les individus dépeints dans son film, acteurs principaux comme seconds rôles, ne tournent vraiment rond.
Pendant la première moitié de l'intrigue suit-on ainsi la jeune Karen (Beverly Ross), droguée et schizophrène. Ayant "fuguée" de la ferme de son compagnon, elle loue une chambre dans une pension gouvernée par la vieille Madame Brewer (Belle Mitchell), qui elle, déraille gentiment la bouche ouverte. Quant au voisin de chambrée de Karen, le dénommé Grahame (Laszlo Papas), j'en parle même pas. Allez si. Ecorché dans sa tendre enfance par des parents bienveillants le considérant comme un enfant attardé, sa croissance évolue dans les mêmes eaux croupies puisqu'il développe ensuite une impuissance sexuelle. Puis survient l'étape inévitable de tout meurtrier hantant les écrans d'alors : le Vietnam. Ou Grahame mène une double lutte. Les viet-congs d'un côté, les gars de son bataillon de l'autre, le raillant constamment en raison de son incapacité à bander face aux demoiselles de là-bas.
A son retour, Madame Brewer le prend sous son aile, jusqu'à le considérer comme son propre fils.
De cette accumulation de poisse débouche une tendance psychopatique dont Karen sera la première à faire les frais. La jeune femme (qu'il ne cesse d'épier dans son bain à travers une glace sans tain) repoussant ses avances, il ne trouve d'autre alternative que de plonger son délicat visage sous l'eau. Amoureux comme au premier jour, il va conserver le cadavre dans sa piaule puis liquider systématiquement tout individu un peu trop curieux.
Cette folie constante imprégnant les murs comme les personnes qu'ils renferment donne à ce psycho-killer méconnu un cachet peu conventionnel, jonglant habilement entre l'horreur glauque (dont un homicide à l'arme blanche particulièrement brutal) et l'humour noir (et même absurde, à l'image de cet enseignant lui aussi bien ravagé détenteur d'une théorie intéressante concernant... Shakespeare !). Proche du "Killing Kind" de Curtis Harrington ou dans un registre slasheresque plus prononcé du "Silent Scream" de Dennis Harris, "Crazed" appartient à la race des bizarreries délectables.


Galerie "Un tueur sous influence" :









Galerie "Crazed" :












Un tueur sous influence - 1974

Titre Original : Craze
Autre Titre : Mystic Killer

Un film de Freddie Francis
Angleterre
Genre : Horreur / Psycho-killer
Avec Jack Palance, Trevor Howard, Diana Dors, Martin Potter, Hugh Griffith, Julie Ege, Suzy Kendall, David Warbeck...

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Crazed - 1978

Autre Titre : Sleeping Into Darkness


Un film de Richard Cassidy
USA
Genre : Horreur / Psycho-killer
Avec Laszlo Papas, Beverly Ross, Belle Mitchell, Rigg Kennedy, Helen Rogler, Tommy McFadden...


Un tueur sous influence est proposé en version française.

http://www.multiup.org/fr/download/21fd621c652db53c590872a6f3704fd8/TueursousInfluence.avi


Crazed est proposé en version française.
  
http://www.multiup.org/fr/download/23f4116a41c7b40049166e72368a1155/Crazed.avi
















samedi 7 mars 2015

Chair fraiche pour 7 bâtards



CHAIR FRAICHE POUR 7 BATARDS - 1971

Titre Original : Brute Corps

Titre d'exploitation en salles : Le Sexe Sauvage

USA 

Genre : Action / Survival

Un film de Jerry Jameson

Avec Paul Carr, Jennifer Billingsley, Joseph Kaufmann, Alex Rocco, Michael Pataki, Felton Perry...


Résumé made in Xawa pour Psychovision :

Sept mercenaires traversent le Mexique pour livrer un combat en Amérique centrale. Quatre motards taquinent l'un deux et se verront exploser le buffet au fusil à pompes. Terry et son petit copain, un couple de jeunes hippies, auront le malheur de croiser la route de ces tueurs professionnels.

Cette fois-ci je vais la faire courte et vous renvoyer plutôt au papier de Xawa sur Psychovision qui dit tout ce qu'il faut savoir sur cette formidable bande d'exploitation.
J'ajoute simplement que je ne suis pas l'auteur de ce rip vhs trouvé sur le net en 2008.
Merci donc à superx13.
Notons que le rip provient semblerait-il d'une vhs belge puisque si le film est présenté en version originale, les sous-titres sont en français et néerlandais (pas toujours évidents à lire hélas mais cela s'arrange par la suite). Copie à conserver précieusement, "Le sexe sauvage" ou "Chair fraiche pour 7 bâtards" chez nos amis belges étant inédit en cassette dans nos contrées.

La critique de Xawa sur Psychovision :

http://www.psychovision.net/films/critiques/fiche/840-sexe-sauvage-le


"Méconnu en France malgré son titre racoleur, bénéficiant d'une solide réputation outre-Atlantique chez quelques initiés, Le sexe sauvage est un des films les plus pessimistes du cinéma d'exploitation et montre son incroyable vigueur et sa profondeur, au détour d'un drive-in. Terrible désaveu du rêve hippie ( nos deux amis vont vivre l'enfer pour avoir voulu suivre leur idéal, à savoir faire confiance à autrui, partager une bouffe gratis et un peu d'herbe ) et de la légendaire dureté mexicaine (les locaux sont ici de fieffés trouillards, sheriff compris, soumis aux américains armés et dégénérés qui les martyrisent) Brute corps emporte l'adhésion dès la première scène, le flinguage des motards, absolument jouissive.
Jerry Jameson, dont Le sexe sauvage est la pièce-maîtresse de sa filmographie, tournera ensuite surtout pour la télévision, notamment des films catastophes, des épisodes de Walker Texas Ranger, bref une carrière cinématographique dont l'orientation n'est pas particulièrement libérale."

Jean-Marie Sabatier dans la Saison Cinématographique 74 :

" "...Le film est construit sur l'opposition des deux Amériques : celles des jeunes gens, petits bourgeois qui flirtent avec le risque sans oser l'affronter vraiment (Terry pourrait être putain, elle n'en a pas l'audace ; Kervin fuit la conscription et la guerre au Vietnam) et celle des "desperados", "petits blancs" déracinés, vivant en communauté fermée, quasiment ésotérique, fondant toutes leurs actions sur l'illusion guerrière..."

"...Idéologiquement, le scénario balance, non sans une subtile équivoque, entre la dénionciation (les mercenaires sont des salauds) et une secrète admiration (...mais ce ne sont que des hommes). Moralité à priori suspecte qui ne fait que rendre plus intéressante et attachante cette oeuvrette curieuse, l'une des plus dérangeantes qu'ait donnée le cinéma "bis" au cours de cette saison."
















Film proposé en VO avec sous-titres français & néerlandais.

http://www.multiup.org/fr/download/4680928b493f7de60234a7fda538f960/SexeSauvage.avi








lundi 2 mars 2015

Cérémonie des sens























CEREMONIE DES SENS - 1979

Titre Original : La cerimonia dei sensi

Italie

Genre : Fantastique / Erotique / Trash

Un film d'Antonio d'Agostino

Avec Franco Pugi, Ornella Grassi, Luca Miliani, Camillo Besenzon, Eva Robins...


Papier (bourré de spoilers) écrit en 2004, publié dans le Medusa 23 :


"Alberto Cavallone, Renato Polselli, Antonio D'Agostino : trois metteurs en scène italiens nourris au même biberon. Une détermination partagée à vouloir choquer un maximum le spectateur. Le premier signe de véritables ôdes à la scatologie et à la dégénérescence humaine avec ses anthologiques "Blue Movie" et autres "Spell" ; le deuxième ébranle les fanas du trash italien (d'où leur tendance à verser du liquide facilement dans de tels films) avec ses "Mondo Erotico" incomparables "Rivelazioni di uno psichiatra sul mondo perverso del sesso" et "Oscenita". Quant à Antonio D'Agostino, avant de sombrer définitivement dans le porno sous son pseudo favori de Richard Bennet, il va se rendre responsable au début de sa carrière de quelques oeuvres érotiques impayables dont les plus célèbres restent "Eva Man" et "Bathman dal pianeta eros", où il rend hommage à sa façon aux super-héros. 


Et cette inclination pour les super-héros, on la retrouve déjà en partie dans "Cérémonie des sens", son premier long-métrage. Le personnage principal campé par Franco Pugi y est dépeint comme une sorte de surhomme biblique, un nouveau Messie prisonnier d'une réalité socio-politique déformée engendrée par un profond coma. Victime au début de l'histoire d'un grave accident de voiture, il navigue entre la vie et la mort et son subconscient fabrique alors un monde déshumanisé et dirigé par des hommes de pouvoir profondément corrompus. Franco y revêt la personnalité d'un Messie, affublé de pouvoirs divins et d'une propension à accomplir des miracles. Il peut notamment guérir les atrophies et maladies et ressusciter les morts. 


Atypique comme scénario n'est-ce-pas ? Un peu trop d'ailleurs, surtout que D'Agostino est loin de nous délivrer toutes les clés concernant bon nombre de passages tordus. Ainsi, lorsque le Gouvernement crapuleux en place demande à Franco de réveiller d'entre les morts un personnage important apparaissant hors-champ et dont le patronyme n'est pas évoqué une seule fois, c'est au spectateur de tirer des conclusions.
Quant à moi, j'ai supposé qu'il pouvait s'agir du spectre de Mussolini.
L'erreur que le Gouvernement lui a obligé à commettre lui fait ressentir un sentiment de trahison auprès du peuple opprimé qu'il s'évertuait à défendre. Impuissant, il sera finalement crucifié symboliquement par ses ennemis.
Ultime séquence : Franco s'extirpe de son coma et de cette dimension parallèle terrifiante. Il est allongé dans un lit d'hôpital, et devant ses yeux, le cauchemar recommence lorsqu'il aperçoit les responsables de sa crucifixion alignés devant son chevet, habillés en médecins. The End.
On l'aura compris : "Cérémonie des sens" n'a rien d'un film singulier. Ici, Lonny Rick (pas certain de l'orthographe) est roi. 


Mais force est de constater qu'originalité ne rime pas systématiquement avec interêt, la faute à une confusion quasi-permanente qui risque d'embrouiller des cortex peu concernés. "Cérémonie des sens" se rapproche davantage d'un film d'auteur plutôt que d'une "bisserie" traditionnelle et décomplexée. 


Néanmoins, les cinéphiles avides de curiosité y trouveront peut-être leur compte et les plus déviants d'entre nous (inutile de préciser que j'en fais parti) se délecteront d'une scène d'orgie particulièrement malsaine où l'hermaphrodite Eva Robins danse la bite à l'air au milieu de partouzeurs de la haute société qui achèveront la soirée en beauté en chiant sur le sol. Une vieille femme obèse et effroyablement laide ira même jusqu'à pisser en gros plan par terre.
Alleluia !"














Film proposé en version française.

http://www.multiup.org/fr/download/4edb298697bd798ab2de7a7d26c30f47/CeremoniedesSens.avi

samedi 21 février 2015

Camp d'Amour


Merci à Vhsdb.org



CAMP D'AMOUR - 1981

Titre Original : Die Todesgöttin des Liebescamps

Autres Titres : Love Cult / Love Camp / Divine Emanuelle / L'Amour au club (titre vidéo)

Allemagne / Grèce

Genre : Erotique / Policier

Un film de Christian Anders

Avec Laura Gemser, Christian Anders, Gabriele Tinti, Simone Brahmann, Bob Burrows, Sascha Borysenko, Fini...

"Les enfants, à table, Oncle Christian a remis le couvert !"
Après un pas triste "Force Noire" déjà présent sur le blog, l'inénarrable Christian Anders récidive dangereusement en nous servant de nouveau un trip égocentrique dont lui seul possède la clé.
Avec "Camp d'amour", il ajuste la barre dix crans au dessus puisque le voici carrément propulsé Grand Gourou Grec (et non pas Australien), Figure Angélique, Leader du Camp de l'Amour. Tout cela à la fois.

En fait la version queutarde d'un Jim Jones puisque le mot d'ordre de sa secte revient à niquer tous ensemble, dans tous les sens, toutes les positions.
Une règle d'or lui étant dictée par la Grande Prêtresse personnifiée par Laura Gemser.
Comme dans toute bonne organisation d'Illuminatis qui se respecte, les sous-bassements arnaco-financiers se dissimulent comme ils peuvent. Gemser et sa bande sont en réalité impliqués dans des magouilles pas possibles, heureusement, le lavage de cerveau est là pour nettoyer plus blanc que blanc.
Mais le bien nommé Christian, décidément trop bon, cherchera à fuir la corruption de son propre parti en compagnie de la belle Patricia (Simone Brahmann), fille d'un Sénateur.

Entre-temps aura-t-il trouvé le moyen de nous caser deux, trois de ses "tubes" à travers de très embarrassantes séquences musicales (celle du noir gesticulant comme un dératé sur une parade disco-hardo-popo-prout remportant la palme du malaise).
Ah, et aussi de s'envoyer Laura Gemser. A ce propos, on sent bien que tout le vaste projet perso du bonhomme est construit autour d'un seul axe, un unique but inavoué : celui de se taper la star du cinéma érotique du moment.
Et il y parvient le bougre, même si Gabriele Tinti n'est jamais loin. Bingo, cette fois-ci ce dernier s'est habilement fondu dans la masse très sectaire, lui qui joue pourtant double-jeu puisqu'il bosse pour le compte d'Interpol. Son personnage débarque d'ailleurs de nulle part et dans la plus grande indifférence vers la quarantième minute. On apprend par la même occasion qu'il entretient une relation très étroite avec la Prêtresse. Quelle surprise...
Une invraisemblance comme une autre chez le père Anders. Mais on est plus à cela de près si l'on y ajoute les décors oscillants entre goût douteux (le salon de détente très péplumoïdeux de Gemser) et l'ultra-dépouillé (la salle de méditation d'Anders) et les acteurs épouvantables (Tanga le garde personnel et culturiste Sascha Borysenko mise tout sur l'excès de grimace).

Curieusement, aussi mal branlée soit-elle, cette co-production germano-grecque entièrement tournée dans le pays du tragique Nikos Alachias n'est pas exempte de charme, si bien qu'éprouver un sentiment de plaisir devant cette bande naïve peut finir par s'opérer, d'autant plus qu'il s'agit là de l'une des érotiqueries de Laura Gemser les plus rares à se procurer.


















Film proposé en version française.

http://www.multiup.org/fr/download/801e449655f24fdbea5ccbddcc959a11/AmourauClub.avi